La Thomsonite-Ca
La thomsonite-Ca constitue le membre le plus fréquemment rencontré de la série des thomsonites, aux côtés de la thomsonite-Sr. Cette zéolite, bien que relativement commune, se révèle discrète et difficile à identifier de manière formelle. Elle se présente sous une multitude de formes d'habitus et d'agrégats cristallins, se trouvant principalement dans les cavités de roches volcaniques particulièrement pauvres en silice, souvent en association avec des minéraux tels que la chabazite, l'analcime et la gonnardite.
On la retrouve également dans les fissures de certaines roches métamorphiques ainsi que dans les pegmatites des syénites néphéliniques. Les cristaux, souvent de forme rectangulaire, peuvent se regrouper en livre ouvert ou former des agrégats discoïdes ou lamello-radiés. En général, ces cristaux mesurent rarement plus de quelques millimètres, ce qui attire principalement les passionnés de microminéralogie.
Localisations
La thomsonite-Ca est présente dans une majorité des localités à zéolites, bien que peu d'entre elles se distinguent par la qualité de leurs spécimens. Les carrières de basalte de l'État du Maharashtra, en Inde, notamment dans les trapps du Deccan, produisent des échantillons de thomsonite-Ca sous forme de sphérolites fibroradiés pluri-centimétriques, souvent ornées d'aiguilles. Cependant, ces sphères sont souvent nettoyées, ce qui complique leur identification.
En Australie, des échantillons intéressants en sphérolites fibroradiés proviennent de la région des Flinders, plus précisément de la baie de Simmons dans l'État de Victoria. En 2009, des cristallisations remarquables sous forme d'agrégats sphériques à discoïdes de lames roses, mesurant entre un et plusieurs centimètres, ont été découvertes en Russie, sur les rives de la rivière Amudihka, à 300 km au nord de la ville de Tura en Sibérie. Ces spécimens sont parmi les plus remarquables pour cette espèce.
Des cristaux nets, sous forme de tablettes incolores de plusieurs millimètres, ont également été récoltés au Monte Somma, près du Vésuve en Italie. La thomsonite-Ca a été observée sous forme de cristaux prismatiques pluri-millimétriques dans le district du Langesundsfjord en Norvège. Les gisements classiques de zéolites en Europe ont également fourni de bons échantillons, notamment en Islande, dans les îles Féroé (Danemark), sur l'île de Skye (Écosse) et dans le comté d'Antrim (Irlande du Nord).
En France
Peu de localités en France ont donné de bons spécimens de thomsonite. Le site historique de la Chaux de Bergonne à Gignat (Puy-de-Dôme) a produit des cristallisations en sphérolites blanches millimétriques, anciennement appelées "mésole". Ce lieu est également reconnu comme la localité type de la gonnardite, un autre membre du groupe des zéolites, avec laquelle elle peut être intimement associée.
Des sphères diaphanes, à surface lisse et mesurant un centimètre, ont été découvertes dans la carrière du Puech de Vermus à Espalion (Aveyron), en association avec un rare sulfate hydraté de calcium, la thaumasite, présente en prismes hexagonaux millimétriques de couleur blanc laiteux. La thomsonite est également signalée à Prade d'Aubrac. Dans le Cantal, des microsphérules rose pâle associées à l'analcime proviennent du Meynial, près de Lavessière.
De bons échantillons, souvent décrits sous forme d'oursins à fines aiguilles blanches, proviennent de l'ancienne carrière de Pouzac, près de Bagnères-de-Bigorre (Haute-Pyrénées), en association avec la chabazite. Elle est également observée à Saint-Julien-Chapteuil (Haute-Loire), Saint-Agrève (Ardèche), et d'autres localités. Sur l'île de la Réunion, la thomsonite se trouve en abondance sous forme de microcristaux fibreux dans les roches volcaniques altérées.
Identification
L'identification de la thomsonite est complexe, car elle présente des similitudes avec de nombreuses autres zéolites fibreuses et lamellaires. L'utilisation de techniques de laboratoire s'avère donc indispensable pour une identification précise.






























